jeudi 27 mars 2025

La Confédération Paysanne est contre

 

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La Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a examiné ce mercredi la proposition de loi sur le développement de l’agrivoltaïsme.

 

Depuis l'insertion de l'agrivoltaïsme dans la loi d’Accélération de la Production des Énergies Renouvelables de 2021 et ses décrets d’application, attaqués en justice par la Confédération paysanne, les projets photovoltaïques sur les terres agricoles ne cessent de se multiplier.

 

Les mécanismes dits "d’encadrement" inscrits dans la proposition de loi initiale étaient déjà inopérants, voire dangereux. L’examen en Commission ne les a pas renforcés, bien au contraire. La proposition de loi prévoit désormais le versement de compensations financières par les énergéticiens aux Chambres d'agriculture, ce qui incitera encore davantage ces dernières à multiplier les projets sur les terres agricoles.

 

Pire, le plafond de 5 MWc par ferme passe à 10 MWc (soit 10 à 30 ha), au grand bénéfice des énergéticiens. L’article 3 est un détricotage des droits fondamentaux des paysan·nes, comme le projet de convention-cadre qui fait intervenir un bail rural sans jouissance pleine et entière des terrains par l’exploitant. Les paysan·nes travaillant sous les panneaux se retrouvent menacé·es de rupture du bail s’ils ne suivent pas à la lettre les exigences des firmes pour maximiser la production énergétique.

 

Le texte n’encadrera pas la jungle agrivoltaïque face aux effets pervers de cette notion marketing inventée pour légitimer l’opportunisme foncier et financier des firmes énergéticiennes, profitant de la crise du revenu paysan. Ses multiples effets pervers demeurent : atteinte à la vocation nourricière de la terre du fait de l'artificialisation et de la concurrence entre production énergétique et alimentaire, précarisation des baux ruraux, perte d'autonomie paysanne, manne financière générant des conflits d'intérêt, perte de la qualité de vie au travail, impact sur les prix agricoles de la concurrence exercée par les sous-produits du photovoltaïque, dégradation d es paysages, atteinte à la biodiversité…

 

Encore un fois, nous répétons que les gisements photovoltaïques sur les toitures et les espaces déjà artificialisés sont largement suffisants pour répondre à la demande d'électricité renouvelable, comme l'ont démontré l'ADEME et le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) [1]

 

Nous appelons donc les parlementaires à prendre les seules mesures qui permettraient de concilier production d’énergie et souveraineté alimentaire : interdire toute installation photovoltaïque au sol sur les terres agricoles, naturelles et forestières, et favoriser le développement des panneaux sur les bâtiments existants et les espaces artificialisés.


[1] Dans ses rapports de 2018 et 2019, l'ADEME évalue des gisements de photovoltaïque à 364 GW sur toitures, 49 GW sur les friches industrielles et 4 GW pour les parkings. La mobilisation de ce potentiel permettrait donc de dépasser largement les objectifs de production d'énergie photovoltaïque fixés par le plan France Nation Verte de juin 2023 à 140 GW à l'horizon 2050, sans toucher aux terres agricoles et forestières. Les estimations ultérieures, plus restreintes, de l’ADEME reposent essentiellement sur l’exclusion de toutes les sur faces inférieures à 1 ha du gisement mobilisable. En juin 2024, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) indiquait que « plusieurs études suggèrent que l’objectif de 100 GW peut être atteint en mobilisant uniquement des espaces artificiels (toitures, hangars agricoles existants, parkings, routes… )


lundi 24 mars 2025

Non aux projets démesurés tels que ceux du Beugnon !

Sur France Inter tout le monde est d’accord : les projets démesurés tels que celui du Beugnon (130 hectares) sont à proscrire ! A écouter ici.

dimanche 23 mars 2025

Un projet de loi pour limiter l'agrivoltaïsme !

 

Puisse cette proposition de loi qui limite les projets à 10 MWc par agriculteur être votée ! Le projet du Beugnon est de 107,5 MWc !

jeudi 13 mars 2025

Pas cons les bretons !

 


Les agriculteurs bretons se sont donné une doctrine qui nous fait rêver : privilégier d'abord les toitures et les zones artificialisées, limiter les projets à 1 MWc (le projet du Beugnon c'est 107,5 !!) c'est à dire des projets de 1 à 3 hectares (le projet du Beugnon c'est 130 hectares !) et une densité de panneaux de 25 % (40 % pour le projet du Beugnon).

A lire ici https://www.paysan-breton.fr/2025/02/place-aux-petits-projets-en-bretagne/

lundi 10 mars 2025

On se dirige vers une enquête publique

 

 
La Communauté de Communes Avallon-Vezelay-Morvan a validé le processus de la Déclaration de Projet Emportant la Mise en Compatibilité du PLUi qui pourrait permettre le projet agrivoltaique du Beugnon. Mais rien n’est perdu, la prochaine étape sera une enquête publique (sensiblement la même chose que la concertation qui a eu lieu en septembre) oú vous allez pouvoir à nouveau faire valoir votre opposition et vos arguments contre ce projet.

dimanche 16 février 2025

Notre lutte sur France 3

France 3 Bourgogne a fait un reportage jeudi 13 février sur la manifestation contre l’agrivoltaïsme organisée à l'occasion des Assises Nationales de l'Agrivoltaïsme à Dijon. Nous avons été interviewés pour cette séquence.

vendredi 14 février 2025

En manifestation contre l'agrivoltaïsme

 Nous avons manifesté jeudi 13 février devant les Assises Nationales de l’Agrivoltaisme à Dijon avec nos amis d’Avenir Serein 89, de Vivre à Noyers - Val du Serein mais également de la Confédération paysanne, du Soulèvement de la terre et d’Attac France.






 

samedi 4 janvier 2025

Secrets d'info sur l'agrivoltaïsme

  

 
L'émission Secrets d'info sur France Inter s'est intéressée à l'Agrivoltaïsme. 

1 million d’hectares sont envisagés pour installer des panneaux solaires dans des fermes, sur les cultures ou les élevages, pour produire de l’électricité. Des projets largement surdimensionnés par rapport aux besoins et qui ne sont pas une si bonne affaire que ça pour les agriculteurs.

A écouter avec attention ici


vendredi 20 décembre 2024

La Vendée s’oppose à l’agrivoltaïsme

Les élus du Département de la Vendée ont voté cette motion vendredi 13 décembre, craignant que l’agriculture disparaisse au profit de « la culture d’électrons ». Il estime que c’est « un véritable danger pour notre agriculture, pour nos paysages et pour l’acceptabilité de nos populations d’une transition énergétique durable ». La collectivité demande même aux députés et sénateurs vendéens de se mobiliser pour modifier la loi.

Laurent Favreau, conseiller départemental, porte la motion. Lui-même agriculteur, il ne souhaite pas « cultiver des électrons ». Pour lui et les élus, l’agrivoltaïsme représente une mise en difficulté des agriculteurs qui seraient « contraints de concilier le recouvrement de 40 % de leurs terres par des installations photovoltaïques avec l’exigence irréaliste de maintenir 90 % du rendement, compromettant ainsi la viabilité de leur exploitation ».

Une autre crainte est aussi la précarisation des agriculteurs se retrouvant « dans l’obligation d’ajuster leur activité aux contraintes techniques et contractuelles imposées par l’installation photovoltaïque au détriment des priorités agronomiques, des cultures et de l’élevage ».

Une autre peur est celle du fossé entre la rémunération de l’agriculteur et celle du producteur d’énergie, « reléguant l’activité agricole au second plan, au profit de la production d’électricité », et en somme, de perdre des agriculteurs à terme.

Alain Leboeuf, président du Département, appuie le propos : « Évitons que les sirènes du fric attirent trop. » Une demande entendue par les élus qui ont voté la motion à l’unanimité.

 A lire ici


mercredi 4 décembre 2024

De quelques bonnes raisons de s'opposer d'urgence au photovoltaïque industriel


Notre camarade de lutte de Noyers (Luc Evrard) a publié un mémoire intitulé "Aux confins du «farwest», le désert ! De quelques bonnes raisons de s'opposer d'urgence au photovoltaïque industriel".

Ce texte est une bonne synthése chiffrée et référencée de pourquoi ces projets n'ont pas de sens. 

A lire d'urgence ici 

mardi 26 novembre 2024

Signez la pétition


"Nous devons stopper immédiatement tous les projets industriels photovoltaïques en milieux naturels, car prétendre répondre au chaos climatique en accélérant l’extinction massive d’une biodiversité déjà à genoux est la promesse d’un suicide collectif.

Nous, signataires de cette tribune demandons un arrêt immédiat du déploiement des centrales industrielles photovoltaïques en milieux naturels"

  https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-2489

lundi 11 novembre 2024

Oui au solaire dans certaines conditions

 


Voilà le type de projet photo-voltaïque que nous soutiendrions :

Un projet :
 
-citoyen
- de petite taille
- sur une zone déjà artificialisée
 

vendredi 4 octobre 2024

La doctrine de la Chambre d'Agriculture de l'Yonne


La Chambre d'Agriculture de l'Yonne vient de revoir sa doctrine en matière d'agrivoltaïsme et indique que la puissance électrique produite est limitée à 10 MWc par exploitation (hors GAEC). 

Le projet du Beugnon sera d’une puissance crête installée de 107,5 MWc soit 10 fois plus que préconisé dans cette doctrine ...

jeudi 3 octobre 2024

Pourquoi nous nous opposons au projet de centrale solaire du Beugnon


Avec le temps notre argumentaire contre l'agrivoltaïsme en général et le projet du Beugnon en particulier s'étoffe. 

Nous le rappelons, bien que nous soyons pour les énergies renouvelables nous nous opposons à ce projet pour de nombreuses raisons qui sont détaillées dans ce document.

mercredi 2 octobre 2024

Un concert de soutien réussi !







Merci au public nombreux, aux bénévoles qui ont organisé ce concert, aux personnalités qui sont venus nous apporter leur soutien et aux artistes qui nous ont fait le plaisir de se produire gracieusement samedi 15 septembre à La Grotte de Champ Retard pour ce concert « Survoltons nous contre l’agrivoltaïsme”. 

Concerts et interventions à retrouver bientôt sur Radyonne Antenne Avec Avenir Serein 89 et Vivre à Noyers - Val du Serein

lundi 30 septembre 2024

Avis négatif du CNPN

Le CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature) s'est auto-saisi en juin 2024 pour émettre un avis sur la politique de déploiement du photovoltaïque et ses impacts sur la biodiversité, « face à l'accroissement du développement du photovoltaïque et, alors que l’ambition répétée par tous les acteurs institutionnels est d’équiper d’abord les zones artificialisées, l’installation de ces centrales sur des espaces naturels et semi-naturels s’amplifie, au point que de nombreux scientifiques alertent les instances publiques sur le risque d’incohérence entre le développement des énergies renouvelables sur des milieux naturels et semi-naturels d’une part et part les enjeux de préservation des puits de carbone et de la biodiversité d’autre. » 

 
Le CNPN a réalisé un état des lieux et s'est appuyé sur des dossiers de projets de parcs photovoltaïques pour lesquels il a été consulté, sur des études et des programmes de recherche. Le constat sur les impacts du photovoltaïque sur la biodiversité est sans appel : « Sur les milieux terrestres, les effets des centrales photovoltaïques sont de plusieurs ordres : • destruction des écosystèmes préexistants et donc de l’habitat de reproduction ou d’alimentation de no
mbreuses espèces, y compris de espèces uniquement en transit ; 
• perturbation des composantes microclimatiques locales ; 
• diminution de la lumière et des précipitations, ce qui impacte surtout les espèces présentes sous les panneaux (flore, pollinisateurs, faune du sol, et donc fonction écologique de pollinisation et fonctions écologiques liées au sol) ; 
• confusion visuelle entre la surface des panneaux et les étendues d’eau, ce qui impacte surtout les espèces volantes présentes au-dessus des panneaux PV (mortalité d’insectes par confusion de site de ponte, mortalité d’oiseaux et de chiroptères par confusion de site d’alimentation en eau). D’autres impacts possibles liés aux pollutions induites par le ruissellement de l’eau de pluie sur les panneaux, encore peu comprises, ne seront pas abordées dans la suite de ce chapitre mais doivent également constituer un point d’alerte pour les entreprises du secteur et les pouvoirs publics : la présence de PFAS sur les panneaux photovoltaïques est avérée et les conséquences sur la santé animale et humaine peuvent être importantes. » 
D'autres constats sont aussi alarmants : 
.Recrudescence des projets empêchant une instruction et une évaluation environnementale suffisantes pour tous les dossiers, 
.Quasi absence de dérogations espèces protégées, .Absence de dispositif fonctionnel en France permettant de suivre l’évolution de l’emprise des constructions de centrales photovoltaïques au sol, .Absence d'évaluation des effets additifs ou synergiques de l’extension de l’industrie photovoltaïque sur les populations de certaines espèces ni sur le fonctionnement des écosystèmes auquel elles participent. 
 
Le CNPN propose 21 recommandations visant à intégrer la conservation de la biodiversité dans le développement du photovoltaïque. La recommandation n°1 est claire et nette : METTRE UN TERME à l’implantation de centrales photovoltaïques au sol dans les aires protégées et les espaces semi-naturels, naturels et forestiers. Le CNPN est assez clair que les surfaces artificialisées et les toitures doivent être privilégiées avant tout et que le potentiel existe.
 
 

samedi 28 septembre 2024

Un projet GLHD retoqué par la CDPENAF

Une bonne nouvelle ! La Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) a retoqué (13 Non, 1 Oui, 1 Abstention) le projet agrivoltaïque de GLHD à Blannay et Voutenay-sur-Cure (88 ha clôturés). Le Maire d'Arcy est l'un des agriculteurs engagés dans ce projet et il a appuyé fortement ce projet comme celui du Beugnon en Conseil Municipal et en Conseil Communautaire, ce qui a fait ouvrir au Procureur de la République une enquête pour potentielle prise illégale d'intérêts.

mercredi 25 septembre 2024

Sur les ondes de France Bleu Auxerre

 

France Bleu Auxerre nous a donné la parole en ce lundi 23 septembre dans le journal de 9h pour expliquer pourquoi nous nous opposons au projet agrivoltaïque du Beugnon.

Nous sommes un groupe d’habitants de la commune d’Arcy opposés au projet de centrale photo-voltaïque envisagé au Beugnon par la société GREEN LIGHTHOUSE DÉVELOPPEMENT (GLHD) et un agriculteur porteur du projet.